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réponse à faire. (maitenance)


 :: Bordel de Marine.

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CE MESSAGE A ETE POSTE Mar 1 Jan 2013 - 18:10

EDOYSIA →

Je tentais – tant bien que mal – de ne pas faire attention à ce qu'Aloysia venait de me dire. Oui, il fut un temps où je possédais son numéro de téléphone mais cette époque était révolue. Six ans étaient passés depuis notre dernière journée ensemble et bien des choses avaient donc changé. Enfonçant son numéro de téléphone dans la poche arrière de mon jeans, je lui dis « Je t'enverrais un message dans la soirée pour que tu ais mon numéro » C'était la moindre des choses à faire et je ne me voyais pas le faire maintenant... Pourquoi ? Parce que je devais surveiller Mady d'un œil, je ne voulais pas avoir l'air de m'intéresser plus à la technologie qu'à la belle africaine et puis, c'était peut être une façon de lui montrer qu'une fois à la maison, je pensais à elle. Passant une main dans mes cheveux, je tentais d'effacer mes bons moments avec la belle brune. Il n'y avait pas de mal à parier que si elle n'était pas tombée enceinte pour pouvoir se payer ses études, nous serions sûrement toujours en couple à l'heure actuelle. J'avais longuement passé ces suppositions dans ma petite tête et avais fini par les oublier, jusqu'à ce moment précis. Oublier loin de la personne est chose facile mais une fois en face, c'est totalement différent. « Ça va... et toi ? » Lui souriant légèrement, je leva les épaules et dis « Ca va pas mal » Ma vie était plutôt mouvementée depuis mon retour récent de la France mais je faisais avec. Après tout, c'était moi et moi seul qui avait décidé de revenir dans mon pays de naissance et je devais en payer les conséquences maintenant. Je devais apprendre l'anglais à Mady pour qu'elle puisse lire sur les lèvres des gens autour d'elle et comprendre ses cours, tout en pauffinant son langage des signes. Elle n'était pas sourde depuis longtemps et cela avait été un sacré bouleversement pour la jeune fille. Ma fille se débrouillait tellement bien que j'en étais tout déboussolé... Elle était si parfaite, si à l'aise en société alors qu'à sa place, je serais devenu fou depuis bien longtemps longtemps. Entendant Aloysia accepter d'aller se désaltérer en ma compagnie, un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Notre conversation risquait de se transformer en règlement de compte à o.k coral mais j'étais prêt à supporter une montagne de reproches de la part de l'africaine. Après tout, j'avais déjà subis les remontrances de Norah alors Aloysia serait du gâteau ! « Oui je vais attendre dehors avec la petite » Je tourna rapidement les talons et expliqua à mon enfant que sa tante allait bientôt venir la chercher et que je viendrais la chercher plus tard dans la soirée. Sans broncher, Madison suivit Jane et j'entendis des pas derrière moi. Souriant à la belle brune, je dis « Un starbcuks te dit ou pas ? On peut aller dans un café si tu veux boire un soda ou autre » Je n'étais pas contraignant et après tout, j'étais de ceux qui partaient du principe que c'était aux femmes de choisir. Écoutant la brunette, nous nous dirigions vers une rue non loin du lieu de travail de la jeune femme. Assis au chaud, je regarda Aloysia et dis « Je sais très bien que tout cela est très étrange pour toi mais ça l'est pour moi aussi... En tout cas, ça me fait plaisir de te revoir... Je sais très bien que l'on aurait pu se revoir bien avant mais en quittant le continent j'ai coupé les ponts avec tout le monde sauf ma famille » Ce n'était pas franchement une excuse valable mais c'était tout ce que j'étais capable de lui donner pour le moment...
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CE MESSAGE A ETE POSTE Mar 1 Jan 2013 - 18:10

SORAYSIA →

Peut-être serait-elle un jour capable de se remettre totalement de toutes les pertes qu’elle avait subi en si peu d’années ? Peut-être qu’un jour elle cesserait de penser au fait qu’elle était maudite et que, finalement, il valait sans doute mieux pour elle – et surtout pour son entourage – qu’elle s’éloigne de tout le monde ? Elle n’en savait rien trop rien, la seule chose dont elle était certaine ce jour-là était que cette sensation de trahison qui pesait dans sa poitrine mettrait du temps à partir. La jeune femme avait sincèrement aimer Dean, elle avait toujours été aussi vraie qu’elle pouvait l’être avec lui car jamais elle n’aurait accepté de l’épouser aussi jeune, mais pourtant son cœur s’était accéléré bien souvent lorsqu’elle avait pensé à un autre. Quelque part, la guatémaltèque avait l’impression de ne jamais avoir été fidèle alors que ça lui ressemblait si peu, pas elle qui s’investissant toujours corps et âme dans une relation à tel point qu’elle pouvait rapidement finir par en souffrir. Elle avait aimé Dean, elle s’était sentie en sécurité avec le jeune homme près d’elle, elle avait été heureuse et elle avait encore bien du mal à surmonter sa mort et pourtant son cœur n’avait eu de cesse de battre pour un autre, consciemment comme inconsciemment. Pourtant, elle savait qu’il aurait préféré qu’elle passe à autre chose plutôt que de broyer du noir et risquer de retomber dans ce cercle vicieux du quel il l’avait sorti.

Elle y était bien retombée peu de temps après avoir appris sa mort, finissant dans le coma pendant plusieurs semaines, mais aujourd’hui la guatémaltèque en était sortie et elle savait qu’elle le devait beaucoup à la présence de Danjel dans sa vie. La jeune femme était donc persuadée que son mari aurait préféré la savoir heureuse plutôt que de se torturer comme elle pouvait actuellement être en train de le faire face à sa pierre tombale. Toutefois, la douleur mettait bien trop de temps à se dissiper et le scrupule la rongeait un peu plus chaque jour où elle se sentait plus heureuse et consciente qu’en réalité elle avait toujours aimé Danjel. Est-ce que Dean s’en était rendu compte ? Avait-il remarqué que malgré l’amour qu’elle pouvait lui porter il n’était pas aussi intense qu’il aurait dû être ? Avait-il eu quelques doutes concernant les pensées secrètes de sa femme ou non ? Tant de questions qui tournaient dans sa tête et auxquelles Sora n’aurait jamais la moindre réponse à son grand damne. Elle espérait peut-être les avoir en venant dans ce cimetière elle qui détestait ça ? À vrai dire elle ne savait plus très bien ce qui l’avait poussé à venir ici, à venir pleurer devant une pierre de marbre tout en sachant qu’elle n’aurait jamais aucune réponse à ses questions. Néanmoins, elle était là et ce même si elle n’aimait pas du tout cet endroit. Mettre les pieds dans ce cimetière lui ramenait violemment en mémoire le fait qu’elle avait déjà perdu sa mère et un homme qu’elle aimait, cet endroit la poussait également à penser à mal, à penser qu’elle pouvait toujours continuer de perdre des êtres chers et souffrir autant que ça avait pu être le cas dernièrement.

Toutefois, Sora fut coupée dans ses pensées et dans son moment de recueil par une voix familière qu’elle assimila rapidement à un visage tout aussi familier. Aloysia et elle avaient été plus ou moins proches à une époque, après tout elle était sa belle-sœur et la famille avait toujours eu une grande importance pour la jeune femme, mais depuis la mort du frère de cette dernière et du rapprochement très net entre Sora et Danjel, la guatémaltèque avait pu sentir quelques tensions naître entre elles les quelques rares fois où elle avait eu l’occasion de la revoir. Piquée au vif par le sous-entendu de l’africaine, Sora avait néanmoins préféré jouer l’innocente bien qu’au fond d’elle, elle se doutait que les reproches n’allaient pas tarder à pleuvoir. « Ma question me semble assez claire... » Silencieuse, la guatémaltèque resta de dos à la pierre de tombale de celui qui fut son mari, et ses sourcils se froncèrent légèrement sans qu’elle ne sorte de son mutisme. « Tu crois qu'il y a quelque chose après la mort? Je me suis toujours posé la question et clairement, on aura jamais de réponse... J'aime penser que c'est tout ou rien tu vois... Peut-être qu'il n'y a plus rien de Dean... ou peut-être qu'il nous observe chaque jour, chaque minute... qu'il te voit main dans la main avec Dan' en se demandant si tu l'as un jour aimé pour le zapper aussi vite. » La jeune femme sentit tout d’abord son cœur se serrer tristement dans sa poitrine. Elle, elle préférait se dire qu’il y avait quelque chose après, quelque chose de plus paisible, un endroit où elle aurait la chance de rejoindre les êtres chers qu’on lui avait arraché.

Mais, très rapidement, son estomac se noua douloureusement et Sora avala sa salive avec difficulté, son regard toujours porté sur Aloysia. « Il ne sera malheureusement plus jamais là pour te poser la question, alors je le fais à sa place. Comment tu fais pour tourner la page si vite? » Elle sentait une pointe d’agacement la gagner, de l’agacement qu’elle tenta de faire disparaître en serrant le dents. Nerveusement, la demoiselle humecta ses lèvres avant de les pincer tout en sentant son corps commencer à trembler tandis que ses sanglots restaient présents. « Tu n’as pas le droit de me juger comme ça … » Commença-t-elle même si elle doutait sincèrement que ce soit le genre de réponse à laquelle sa belle-sœur pouvait s’attendre. « Tu crois que c’est facile pour moi ? Tu crois que je suis parvenue à l’oublier comme ça ? Et bien tu te trompes ! J’ai mal tous les jours et je sais que ça sera le cas encore longtemps, mais toi comme moi on sait très bien qu’il aurait refusé que je reste seule et … » Sora crispa sa mâchoire une nouvelle fois, une tentative afin de ravaler les larmes de colère qui la gagnaient. « Dan a été là pour moi tout le temps, il ne m’a jamais laissé tomber, jamais, que ce soit quand Dean est mort ou quand j’étais dans le coma et je crois qu’on ne peut pas en dire autant de toi ! » Lança-t-elle sans même chercher à cacher la colère qui l’avait gagné. À son tour, Sora croisa les bras contre sa poitrine, toisant la jeune femme face à elle du regard tout en sentant que son rythme cardiaque s’accélérait drôlement vite sous l’effet de la colère.
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CE MESSAGE A ETE POSTE Mar 1 Jan 2013 - 18:13

CALENA →

Athena avait l’air ravie de voir tout ce que le militaire lui avait préparé, et c’était précisément l’effet escompté. Sans pouvoir s’en empêcher, Caleb esquissait un sourire à chaque fois qu’il croisait le regard de sa belle. Le fait de voir qu’elle s’était mise sur son 31, et donc qu’ils étaient sur la même longueur d’ondes lui réchauffait également le cœur. Bref, tous les éléments étaient présents pour qu’ils passent tous les deux une très bonne soirée. Et quoi qu’il en dise, Caleb en avait bien besoin ! Le retour de Loan dans sa vie lui apportait tout un tas de tourments dont il se serait volontiers passé. Pourtant, c’était bel et bien lui qui était allée la chercher, qui l’avait priée de revenir pour le bien-être de leur fils. Et aujourd’hui, tous les souvenirs communs qu’il avait avec elle refaisaient surface, comme autant de blessures encore ouvertes qui se réveillaient d’un coup. Mais le militaire savait que s’il y avait une personne sur laquelle il pouvait compter pour oublier ses tracas, c’était bien Athena ! Alors ce soir, il n’était pas question pour lui de penser à Loan. Toute son attention devait, et était effectivement accaparée par la jeune femme en face de lui, pour laquelle il s’était plié en quatre afin de lui offrir un dîner inoubliable.

Et comme entrée en matière, le jeune lui offrit l’occasion de gouter au mojito qu’il avait confectionné tout spécialement pour l’occasion. Attendant le verdict d’Athena presque fébrilement, il la dévora en même temps des yeux. « Ça ne figurera jamais dans la liste de mes boissons préférées... mais tu t'en sors vraiment bien. » Caleb releva fièrement la tête, et s’autorisa enfin à gouter lui aussi à son breuvage qui, il devait l’avouer, était loin d’être un échec cuisant. Bien sûr, il n’était pas encore à la hauteur des barmans des clubs branchés de New-York mais à sa façon, il avait réussi à concocter une potion relativement comestible. En prenant grand soin de garder Athena tout près de lui, le jeune homme dégusta donc sa boisson tout en discutant de tout et de rien avec son invitée. A vrai dire, le simple fait de la sentir contre lui suffisait à l’apaiser et à alléger son cœur ainsi que ses pensées. Cette fille avait décidément un étrange pouvoir sur lui, et c’est pour cette raison précise qu’il ne tenait pas spécialement à la voir s’éloigner, même s’il savait que cela finirait par arriver.

Alors que Caleb était sur le pont de finir son verre, une douce odeur pour le moins alléchante émana de la cuisine. Et une nouvelle fois, Caleb se mit à sourire aussi bêtement que fièrement en se relevant pour se diriger vers la pièce voisine. « Je crois que c’est prêt ! Tu peux t’installer à table… J’espère que tu as faim ! » s’exclama-t-il depuis la cuisine, tout en dressant deux assiettes avec la plus grande des attentions. Puis il apporta son œuvre jusqu’au salon où était déjà dressé l’essentiel de la table. « Je ne devrais certainement pas te le dire mais… là encore, tu vas prendre de gros risques. C’est bien la première fois que je cuisine un truc aussi compliqué ! C’était pourtant bien écrit « facile » sur la recette, mais ils ont menti ! » Caleb s’installa alors en face d’Athena et avant de commencer à manger, il reposa une nouvelle fois son regard sur elle. « Tu… ça te dirait qu’on fasse ça plus souvent ? Enfin, je veux dire… Pas un truc officiel hein mais… la prochaine fois, tu pourrais me faire goûter à une de tes spécialités, par exemple… » balbutia-t-il alors d’un air innocent, à la manière d’un enfant qui souhaiterait arriver à ses fins, sans pour autant complètement se dévoiler.
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CE MESSAGE A ETE POSTE Mar 1 Jan 2013 - 18:13

CASIA →

C'est le grand soir. Ça fait des semaines que les enfants ne tiennent plus en place à l'approche de Noël. Du coup exceptionnellement aujourd'hui à la garderie, tout le monde a fini vers quinze heures pour pouvoir aller préparer le Réveillon. Le programme de ma soirée du 24 décembre reste un grand classique : fêter ça avec ma famille. Après tout c'est bien ce qu'on dit, Noël en famille et le Nouvel An entre amis. De plus, ça va me faire du bien de passer un peu de temps avec mes parents, Daniel et Mara. J'ai l'impression que ça fait des siècles qu'on ne s'est pas vus et je n'aime pas ça, avoir l'impression de manquer quelque chose dans leurs vies alors qu'ils sont tout près. Finir tout m'a donc permis de peaufiner mes derniers cadeaux. Oh j'ai déjà des choses pour tout le monde évidemment mais je veux voir si je n'ai rien manqué. Pour les cadeaux je marche plutôt à l'instinct. Si je pense que c'est une bonne idée et si je peux, je le prends. J'ai donc trainé en rentrant cet après-midi, dans les magasins ... mais je n'ai pas tenu longtemps. Comme je m'y suis attendue, tout est bondé, chaque magasin est rempli de gens qui veulent que tout soit parfait ou qui n'ont pas eu le temps de s'occuper de leurs préparatifs jusque là. Et comme prévu, après une trentaine de minutes, je descends dans le première bouche de métro que je vois. J'ai toujours détesté les magasins bondés, le bruit et la chaleur qui y règne. En plus, on est obligés de s'excuser à chaque fois qu'on bouge et on ne peut rien voir. J'ignore ce que j'ai espéré, un après-midi de 24 décembre. Et je n'ai rien pris du coup, donc ça n'a servi à rien et je suis rentrée à Brooklyn en métro.

Quelques minutes plus tard je me retrouve dans l'appartement que je partage avec Casey et ne suis pas surprise en voyant qu'il n'y a personne. Casey n'a pas la même chance que moi et travaille jusqu'à ce soir. Je vais avoir tout le temps et l'espace nécessaire pour me préparer alors. A l'approche des fêtes de fin d'année, je me débrouille toujours pour économiser au maximum, que ce soit pour les cadeaux pour mes proches ou pour me faire plaisir aussi, c'est-à-dire acheter une nouvelle tenue pour Noël ou le 31 décembre une année sur l'autre ou quand j'ai envie de nouvelles fringues. Quelques minutes après être arrivées, le salon s'est transformé en cabine d'essayages extra-large où tous mes choix possibles de tenues pour ce soir sont présents ... Oui je sais, on s'en fout. J'ai fini par choisir la robe en dentelles blanches que j'avais porté pour le Nouvel An de l'an dernier, celle avec le ruban bleu-marine autour de la taille. Après les autres étapes habituelles ont suivi : maquillage, parfum, bijoux ... Ma préparation arrive à sa fini et je constate que je n'ai pas vu les heures passer en entendant la porte de l'appartement s'ouvrir. Dans ma chambre pour m'assurer que les cadeaux pour ma famille sont bien tous là, je retourne dans le salon pour pouvoir accueillir Casey, un énorme sourire aux lèvres. « Tu es parfaite! » lance-t-il en me voyant. Je suis contente de pouvoir le voir avant de partir. « Merci ! » ai-je répondu avant de lui faire la bise pour le saluer. Vive en coloc avec lui peut sembler être étrange pour tout un tas de raisons. Pour commencer, c'est mon ex. Seulement ça c'est le passé et aujourd'hui, c'est notre amitié qui prime avant tout. C'est quelqu'un qui reste très important pour moi malgré tout, raison pour laquelle j'ai emménagé avec lui j'imagine, ça et les avantages financiers. « Je t'ai pris un petit quelque chose... Je n'suis pas sur que tu aimes mais si pas, tu peux aller l'échanger. » dit-il avant que je n'ai pu répondre quelque chose. Il me tend quelque chose enveloppé dans du papier cadeau. Mon sourire s'étire un peu plus. Oui cette soirée va définitivement se passer sans accroc. J'en oublie même un instant que Logan est dehors, quelque part et qu'il est peut-être après moi. Presque. Mais je préfère me concentrer sur Casey et son cadeau. Je prends l'objet dans mes mains non sans avoir lancé un dernier regard à mon colocataire et commence à défaire le papier. Une fois cela fait, j'ai dans la main une petite statuette dans les tons terre représentant la silhouette d'une femme d'une façon abstraite. « Tu rigoles ? Je l'adore ! Elle est très belle, merci beaucoup ! » ai-je fait sincèrement avant de m'approcher de lui et de planter un baiser sur sa joue. Enthousiaste, je prends encore quelques secondes pour contempler la statuette. Ma chambre regorge de bibelot dans le genre, principalement à cause de mes études. Je sais même déjà où je vais placer la nouvelle venue. Mon regard retourne vers Casey. « Je suppose que tu veux ton cadeau hein maintenant ? » ai-je dit avec un sourire en coin. Oui parce que clairement, je ne l'ai pas oublié non plus. Sur ce, je suis retournée dans ma chambre en trottinant avec mes hauts talons pour récupérer son cadeau dans le tiroir de ma commode. En revenant, je le lui tends. « Joyeux Noël ! » Il attend déjà depuis deux bonnes semaines dans ma commode. Je suis allée à cette grande librairie du centre-ville, ils font de fantastiques coffrets très classes avec de très beaux stylos et des carnets en cuir qui coutent la peau des fesses comparés à des stylos ou des carnets normaux mais je me suis dit c'est Noël donc autant faire les choses de la bonne façon et vu que ce sont ses principaux outils de travail. « Au début je voulais te prendre un livre, mais vu que je t'en ai déjà offert un l'année dernière j'essaie de varier ... Note l'effort hein ! » lancé-je amusée.
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CE MESSAGE A ETE POSTE Mar 1 Jan 2013 - 18:14

CANEDY →

« Ce n'est pas contre toi, mais j'espère ne jamais en avoir besoin... » Un sourire apparut sur les lèvres de Kennedy. Il est vraie que son métier était un peu comme les pompes funèbres, moins on les fréquentait, mieux on se portait. La Canadienne espérait que le jeune homme n’ait jamais à l’engager pour surveiller la fidélité de sa femme, retrouver un enfant disparue ou autre chose dans le genre, car c’était tout sauf réjouissant. « Au moins je sais que si ça se passe mal au Times, je pourrai toujours tenter de te faire du charme pour être engagé. » Kennedy éclata de rire. Elle savait que c’était un trait d’humour, qu’il avait dit ça pour se donner un genre et non parce qu’elle lui plaisait. Enfin du moins c’est ce qu’elle pensait…

« J’ai bien peur que votre plan machiavélique échoue, vous n’êtes pas du tout mon genre et mon cœur était déjà prit. » lui répondit-elle sur un ton léger, souriante, juste histoire de répondre quelque chose sans chercher réellement à répondre à ses avances puisque pour elle, Mr Monroe était son supérieur, un jeune homme plus âgé qui ne voyait en elle qu’une stagiaire et non une potentielle amante. Si Kennedy n’était pas sans savoir qu’elle possédait un certain charme, elle n’en était pas moins quelque peu naïve pour autant. Elle avait du mal à se rendre compte quand elle plaisait à quelqu’un. Peut-être était-ce parce qu’elle avait l’habitude des garçons directs qui ne se gêner par pour lui mettre la main aux fesses et ce retrouvait avec la sienne violemment coller sur la joue en guise de réponse. La Canadienne avait été ami un certain temps avec Dylan avant que le jeune homme, poussait par un excès d’alcool, ne lui avoue ses sentiments. Elle n’avait rien vu venir alors que c’était aussi évident que le nez au milieu de la figure. Elle avait beau être un vrai garçon manqué, elle conservait cette naïveté féminine.

Quoiqu’il en soit la jeune stagiaire ne semblait pas être décidée à retourner au New York times pour l’instant. Elle préférait profiter de l’air libre, de toute façon à l’heure qu’il était ses collègues avaient dût manger autre chose que les sandwichs qu’elle était censé ramener…

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CE MESSAGE A ETE POSTE Mar 1 Jan 2013 - 18:15

CHEYDORA →

En apprendre plus sur Théodora me faisait plaisir. Après tout, elle faisait partie de la famille même si elle n'avait pas été élevée avec nous. Étant enfant, nos parents nous avaient tous enseigné à être tolérants, à savoir faire preuve de compassion et surtout à ne tourner le dos à personne. Je me souvenais encore du regard de ma mère lorsqu'elle me voyait revenir de soirée, complètement bourrée et qu'elle me disait 'Cheyenne, un jour tu comprendras que ce n'est pas une vie à avoir et que tu pourrais largement aider les autres'. Plus de dix ans après, je n'étais pas trois fois sûre d'avoir compris ce qu'elle me disait mais j'étais bien moins égoïste et je n'en faisais plus qu'à ma tête. Pourquoi ? Tout simplement parce que les temps avaient changé, que je n'avais plus de mère, ni de père et que ma jumelle courrait dans les rues de New York... Des fois, je regrettais ce moment fatidique où je lui avais annoncé que Paris et Phoenix étaient décédés... J'aurais du laisser quelqu'un d'autre le faire, quelqu'un d'extérieur peut être, mais sûrement pas moi... Etrangement, je comprenais le point de vue de ma petite sœur même si je n'excusais rien, loin de là même. Vouloir protéger son frère était tout à son honneur mais laisser une femme comme sa mère en liberté et avec un enfant à charge, ce n'était pas la solution non plus. Je n'y connaissais rien en droit, filiation et tout ce qui allait avec mais je trouvais tout de même tout cela injuste. Elle avait 'détruit' deux familles et avait privé une enfant de connaître ses vrais parents. Bien entendu, les parents biologiques de la brune n'avaient pas réellement le rôle de parents mais tout de même... « Je comprends, je comprends mais bon... Le remord ne la fera pas payer pour ce qu'elle a fait... En tout cas, si j'étais toi et que je devrais lui annoncer, je ferais celle qui viendrait juste de l'apprendre, pour éviter de le brusquer encore plus » Si on venait m'annoncer que je n'étais pas la sœur biologique du reste de la famille et que tout le monde le savait depuis des lustres, il y avait fort à parier que je péterais un plomb en moins de temps qu'il en faut pour dire 'ouf'. Plus les minutes passaient et plus je me demandais si tout cela était réel ou non. Après tout, les échanges de bébés était un bon sujet de série télévisée mais dans la vie réelle, ça ne devait se passer qu'une fois sur un million à tout casser. À ce moment même, je regrettais de ne pas être le cerveau de la famille et de ne pas être une mini Docteur Reed avec ses statistiques chiants à mourir debout. Seulement, je n'eus pas le temps de me poser trop de questions que Théodora me lança une bombe en plein visage. J'avais réussi à garder mon sang froid devant William, j'avais réussi à ne trop rien faire et dire devant Joshua mais là, c'était un peu trop, beaucoup trop même... Comment avaient-ils pu tous être au courant pour Arizona, l'avoir vu et personne n'avait pensé à m'envoyer un message, à passer un coup de fil. Ce n'était un secret pour personne que j'habitais ici, en plein upper east side, ce n'était un secret pour personne que mon iPhone était collé à ma main mais ils avaient tous fait les aveugles, les sourds d'oreilles et avaient préféré passer leur chemin, me laissant dans la douleur et dans un entre deux à la limite du supportable. La colère débordait de moi comme la lave d'un volcan en éruption. Je ne pouvais plus supporter cette situation, ce gros n'importe quoi qu'était ma vie depuis que ma jumelle avait décidé de n'en faire qu'à sa tête. Elle avait mis sa vie entre parenthèse, elle voulait jouer au super héros – ou super crétin – c'était son problème, pas le mien, mais j'avais juste besoin de savoir si elle allait bien. Elle avait foutu le camp du jour au lendemain et la moitié de New York l'avait revu, sauf moi... Je faisais craquer mes doigts pendant que la brunette parlait. Je m'en voulais de m'en prendre à elle mais c'était la seule que j'avais sous la main, en quelque sorte... « Je suis désolée Cheyenne... Je n'sais pas trop où est ma place pour l'instant, ni même ce qui se passe entre vous, je n'avais pas envie d'être impliquée dans quoi que ce soit, qu'elle me déteste ou que tu le fasses... » Je leva les yeux vers la jeune Everdeen et me retint d'éclater de rire. Ce n'était pas l'attitude à adopter face à la jeune femme. Elle n'y était pour rien, je le savais bien, c'était à Arizona de supporter ma colère mais elle n'était plus là. L'entendant s'excuser à nouveau, mon cœur se serra. Je lui hurlais dessus alors qu'elle était venue pour apprendre à me connaître. Prenant une grande bouffée d'air, je souffla « Ta place est à côté des personnes qui sont là pour toi. Des personnes qui t'acceptent et pas celles qui te tournent le dos parce qu'elles ont fait une malheureuse fausse couche ! Arizona tourne à la dérive parce qu'elle a perdu ses bébés et alors ? Tu sais, je ne l'ai jamais dis à personne mais j'ai déjà fais une fausse couche et me suis fait avorter. Pour autant, je ne suis pas devenue un fantôme. Dans la famille, on a toujours été très soudé, à ne jamais quitter sa place et son rôle. Son départ nous affecte tous, moi plus que les autres mais c'est son choix alors qu'elle fasse sa vie. Maintenant, si tu veux mon avis, cherche qui est vraiment là pur toi et qui a dégagé au premier obstacle » J'étais celle qui était là, pas Arizona et ça, il fallait qu'elle se le rentre dans le crâne. Il fallait revoir ses priorités et rapidement. Soufflant légèrement, je dis « La prochaine fois que tu la vois, préviens moi. C'est tout ce que je demande. Tu peux débarquer même à trois heures du matin, je m'en fous mais préviens moi parce que je ne la laisserais pas filer entre mes doigts une quatrième fois et mes frères et sœurs pourraient en vouloir à la personne qui n'a rien fait en sa présence » Au moins c'était dit. J'étais la plus conciliante de la famille, autant qu'elle le sache...
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CE MESSAGE A ETE POSTE Mar 1 Jan 2013 - 18:16

NAHLÉO →

Encore aujourd’hui Nahla ne parvenait pas à comprendre les raisons pour lesquelles sa vie semblait si différente, si difficile à gérer. Elle savait qu’elle n’était pas blanche comme neige dans toute cette histoire, bien au contraire même, toutefois la jeune femme avait bien souvent l’impression de ne plus rien contrôler désormais, de n’être qu’une spectatrice de sa propre vie. La sud-africaine avait fait des choix qu’elle assumait parfaitement mais ce n’était pas pour autant qu’elle ne souffrait pas de cette vie qui était devenue la sienne. Faire du mal à Roméo était la dernière chose que la jeune femme souhaitait. Elle voulait qu’il soit heureux et surtout elle était persuadée qu’il méritait bien mieux qu’elle même si la simple idée de le voir avec une autre la rendait malade. Jamais elle n’avait pensé à séparer Lucas de Roméo et elle ne comptait pas le faire, pas alors que le jeune homme avait énormément d’importance aux yeux de son fils. Toutefois, la jeune mère avait jugé plus malin de ne pas l’effrayer alors que la situation était loin d’être réglée et que le danger rodait toujours autour de sa famille. « Je ne vais pas prétendre que je crois un mot de ce que tu racontes, me protéger de quoi ? Tu as intégré la Mafia pendant ma semaine d'absence? Tu ne me protèges de rien du tout Nahla, tu agis comme ça te chante comme tu l'as toujours fait... Que tu décides de ne plus rien me dire, ça passe, je n'vais pas avoir le choix de m'y faire... mais ne pas me prévenir que Lucas a été enlevé? Qu'il a eut un accident? J'ai toujours été là pour lui, tu n'as pas le droit de m’effacer de sa vie parce que son super héros de père a soudainement pris conscience de son existence. » De nouveau, Nahla due serrer les dents pour contenir sa colère. Elle comprenait parfaitement la rancœur de Roméo mais ce n’était pour autant qu’elle supportait la manière dont il pouvait parler de Jayden et surtout elle n’aimait pas qu’il se permette de le juger sans connaître toute l’histoire. « Ne parle pas de lui comme ça, s’il te plait. » La jeune femme tenta de garder son calme, mais la colère restait là, présente et réveillait chacune des douleurs de son corps bien qu’elle s’efforça de ne rien laisser voir. « Je ne t’éloignerais pas de Lucas, la situation est compliquée c’est tout … Tu l’as vu grandir, tu t’es occupée de lui, tu fais partie de sa famille et je ne vais pas vous priver de ça … c’est vraiment l’opinion que tu as de moi maintenant ? Que je suis mauvaise au point de l’éloigner de toi ? » Le regard douloureux et la voix tremblante, Nahla doutait de vouloir connaître la réponse à cette question. Elle l’avait trompé et blessé, elle lui mentait mais jamais elle serait capable de le séparer de son fils, elle n’était pas cruelle.
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